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Le Commerce Et L’économie

Le commerce et l’économie

Durant le mois de juillet, le Centre Schuman republie le projet de livre-cadeau illustré de Jeff Fountain visant à promouvoir la conscience de la centralité de l’influence de ce livre sur notre style de vie et de pensée occidentale.

Pour beaucoup, la Bible peut sembler très éloignée du monde des affaires et de l’économie. Pourtant, notre économie moderne a été profondément façonnée aussi bien par l’Ancien que le Nouveau Testament, au fil des siècles.

Un économiste contemporain appelle notre capitalisme de marché actuel ‘un fruit sécularisé de la tradition, des croyances et des espoirs hébreux et chrétiens’. Notre foi en l’équité, protégeant le plus faible du plus fort, notre espoir d’un avenir meilleur, notre foi en la dignité humaine et en la liberté, ainsi que le respect des règles juridiques, découlent de la Bible, et non des manuels scientifiques séculiers.

L’économie n’est pas une question mathématique dépourvue de valeur, comme l’a fait croire le gourou Milton Friedman. En fin de compte, il s’agit de choisir entre le bien et le mal. La Bible est pleine de pensée et de normes économiques, avec plus de 700 références à l’argent et à l’économie. Pensez à Joseph et à son introduction du premier plan économique de sept années de toute l’histoire. Pensez à la loi mosaïque, aux Proverbes et aux prophètes qui ont abordé les attitudes face à la richesse et aux possessions et qui ont insisté sur l’amour fraternel, les devoirs familiaux, le bien commun et les responsabilités sociales, spécialement pour les veuves, les pauvres et les étrangers. Rappelez-vous de l’institution de l’année du Jubilé, selon laquelle, tous les quarante-neuf ans, les dettes étaient annulées et les terres étaient restituées aux propriétaires initiaux, ce qui limitait l’accumulation de richesses entre les mains de quelques-uns et garantissait des conditions égales pour tous.

Jésus raconta beaucoup d’histoires au sujet des attitudes face à l’argent, la richesse, la pauvreté et les valeurs spirituelles. Près de deux tiers des paraboles concernent des contextes socio-économiques : l’homme riche, les deux débiteurs, l’économe infidèle et bien d’autres. Il parlait de rendre à César ce qui était à César et à Dieu ce qui était à Dieu. Son commandement ‘d’aimer Dieu et d’aimer son prochain comme soi-même’ a façonné les attitudes économiques occidentales à travers les enseignements de l’Eglise, limitant l’avidité incontrôlée et promouvant une conscience sociale dans la communauté.

Des termes tels que ‘crédit’ et ‘dette’ étaient dérivés de concepts spirituels : ‘crédit’ de ‘credo’, je crois ; ‘dette’ signifiant aussi ‘péché’ ou ‘culpabilité’ dans différentes langues européennes. Parlant de crédit et de dette, la méthode de comptabilité en partie double, maintenant utilisée à l’échelle mondiale, fut développée par un moine franciscain, Luca Pacioli, afin de restaurer l’ordre de Dieu dans le chaos de son propre monde financier.

Des graphiques et des cartes mondiaux montrant le classement de la qualité de la démocratie, le Produit national brut par habitant, ou l’Index international de transparence indiquant les nations les moins corrompues, révèlent une tendance frappante. En tête de chacune de ces listes figurent les nations les plus façonnées par la Bible à travers la Réforme (même si elles sont largement séculières aujourd’hui), suivies par les pays catholiques, puis orthodoxes, et finalement par les nations musulmanes, hindoues, bouddhistes, communistes et animistes.

Bien qu’il n’était pas admirateur de Jean Calvin, Max Weber estimait que le capitalisme trouvait son origine dans la grande conscience professionnelle du Réformateur de Genève, son insistance sur la maîtrise de soi et la révérence pour les commandements bibliques de ne pas voler ni de convoiter, qui donna les bases à la propriété privée et à la libre entreprise. En Suisse, l’allocation de Calvin d’un modeste taux d’intérêt de quatre pour cent sur les prêts, a duré pendant quatre siècles, l’une des sources durables de la prospérité de la Suisse.

Adam Smith, souvent appelé le père de l’économie moderne, pour son livre pionnier La richesse des Nations, était professeur de philosophie morale chrétienne à l’Université de Glasgow. Il écrivit également à propos de la centralité du concept de la compassion mutuelle, ou de l’empathie, de la faculté morale qui bridait l’intérêt personnel.

L’économie moderne, libérée des contraintes éthiques que Smith a supposées, provoque un mécontentement dans le monde entier. Pourtant, les textes bibliques à la base de notre civilisation occidentale restent un code oublié offrant des lignes directrices opportunes et pratiques pour un ordre économique plus juste et plus équitable.

Jeff Fountain

Directeur du Centre Schuman 

Pour plus d’articles de Jeff Fountain, consultez www.weeklyword.eu/fr.

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